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L’Association Œuvres d’Avenir résulte du rapprochement des établissements de la Congrégation des Sœurs Aveugles de Saint Paul et de la Congrégation Notre Dame du Calvaire au service d’enfants, adolescents, adultes souffrant de handicap sensoriel ou associés. L’Association s’oriente également dans le cadre de ses projets de développement, vers l’accueil de personnes adultes en situation de poly handicap.

Un peu d’histoire

Au cours du 19è siècle, en France, de nombreuses congrégations religieuses préoccupées du sort et de l’avenir d’enfants pauvres, sourds ou aveugles, créaient des établissements destinés à leur donner une éducation et une formation.

Dans le Lot, le Père Pierre Bonhomme fondateur de la Congrégation des Sœurs de Notre Dame du Calvaire avait comme but d’éduquer des jeunes filles et d’accompagner, soigner des enfants et adultes handicapés. En 1861, la congrégation s’établissait à Bourg la Reine (92) et accueillait des enfants sourds dans une école. En 1992, deux associations, l’Association Institut des Jeunes Sourds et l’Association Foyer Notre Dame viendront continuer l’œuvre entreprise par le Père Bonhomme : l’éducation et l’accompagnement d’enfants et d’adultes souffrant de surdité.
Dans une démarche similaire, en 1832, à Paris 14e, est fondée l’Œuvre des Jeunes Filles Aveugles par la Congrégation des Sœurs Aveugles de Saint Paul créée par Anne Bergunion et le Père Henri Juge. Par la suite, sur le même site, la congrégation va structurer et diversifier ses services et ses activités au service d’enfants et de jeunes mal voyants et en faveur de femmes aveugles ou mal voyantes.

En 2009, les associations Institut des Jeunes Sourds et Foyer Notre Dame ainsi que la Congrégation des Sœurs Aveugles de Saint Paul ont engagé des réflexions afin de regrouper leurs activités médico-sociales au profit des personnes en situation de handicap. Leur mission historique centrée sur le handicap sensoriel et le partage des mêmes valeurs ont facilité ce rapprochement qui a abouti en 2011 à la création de la nouvelle Association Œuvres d’Avenir.

L’association a été déclarée à la sous-préfecture d’Antony le 9 mai 2011 (parution au journal officiel du 4 juin 2011).

Le processus juridique de fusion des associations Institut des Jeunes Sourds et Foyer Notre Dame ainsi que d’apport d’actif des établissements gérés par la Congrégation des Sœurs Aveugles de Saint Paul s’est achevé fin 2012.

Enfin, les autorités de contrôle et de tarification ont confirmé le transfert à l’Association Œuvres d’Avenir des établissements médico-sociaux concernés par ce rapprochement par des arrêtés signés au premier semestre 2013.

Les origines

Le Père Pierre Bonhomme

En 1833, le père Pierre Bonhomme fonde à Gramat la Congrégation des Sœurs de Notre-Dame du Calvaire. Il se propose de soigner les malades, de visiter les personnes isolées et d’éduquer les enfants. Il ouvre dans le Lot, peu de temps après, une petite école afin de recevoir de jeunes sourds. Leur isolement lié à cette déficience le touche particulièrement parce qu’ils sont empêchés de s’ouvrir à toute relation humaine habituelle. Il estime aussi que seule la bonne volonté des soeurs ne suffit pas et que ces services requièrent des compétences.
Carte postale Foyer Notre Dame en 19xx

Dans le grand mouvement migratoire qui va déplacer le monde rural vers les villes au
XIX ème siècle, marqué par l’industrialisation, il vient à Paris avec les sœurs pour les faire former aux soins et à l’éducation.
En vertu de la loi de 1851, l’aide sociale aux personnes handicapées était laissée à la charge des hospices. Un certain nombre d’établissements, à caractère caritatif se donnent alors pour mission de secourir et d’abriter des infirmes, des vieillards et des indigents privés de ressources.

Pierre Bonhomme rencontre alors à Paris l’Abbé Lambert, aumônier de l’Institut Impérial des sourds (actuel Institut Saint Jacques). Ce dernier lui fait part de l’impossibilité d’accueillir dans son Institut de très jeunes enfants et des adultes sourds. En 1861, les Sœurs de Notre-Dame du Calvaire, sous l’impulsion de leur fondateur, achètent une propriété à Bourg-La-Reine pour abriter leur œuvre fondée à Paris en 1856.
Par décret du 21 novembre 1877, la Congrégation est autorisée « à prendre en charge l’éducation de jeunes sourdes et muettes et à héberger des adultes infirmes ». La Congrégation se préoccupe alors du sort des femmes sourdes vivant dans une grande précarité économique et souffrant de fragilité familiale. Elle se propose de les héberger afin de leur apporter une protection morale et sociale ainsi qu’une instruction.

Le Père Bonhomme a la certitude que la personne sourde est « susceptible d’esprit et d’attachement », « qu’elle a des besoins et des aptitudes d’ordre intellectuel, affectif et social ». Pour répondre aux besoins de cette population « des soins affectueux et éclairés leur sont prodigués ». Son intention est de les préserver « des mauvaises mains » et donc de pallier l’exclusion sociale dont elles peuvent être l’objet dans le but de leur assurer une meilleure reconnaissance de la société.

Lors des deux conflits de 1914-1918 et 1939-1945 l’établissement ne fermera pas. Il abritera alors une population de femmes sans aucune famille ou dont l’origine les aurait exposées à la déportation.

Les premiers subsides de l’Etat et des préfectures remplaceront les moyens de subsistance privés (quête des religieuses, dons et locations de petits appartements dans la propriété pour des femmes seules auxquelles les « sourdes muettes » rendaient des services). Ces petits moyens constituaient alors une sorte de « béguinage » éloignée de nos conceptions actuelles mais qui permettaient des échanges et des solidarités intéressantes. Intégrées dans la vie active de la cité, ces femmes sourdes muettes pratiquaient des métiers de pauvres, aidant les religieuses au soin des malades et partageant aussi leur temps de prière dans ce lieu qui les protégeait de la guerre et du cortège de ses souffrances.

Suite à la création de l’Aide Sociale en 1945, l’établissement est « approuvé » par le Ministère de la Santé et des Populations. En 1949, il reçoit le 1er agrément du Ministère de la Santé et de la Sécurité Sociale. Un arrêté préfectoral de 1954 permet de recevoir en stage de formation et de rééducation professionnelle des femmes sourdes et muettes dont les frais de placement seront pris en charge par les préfectures ayant approuvé leur placement. Par « formation professionnelle », il est entendu : une formation ménagère, des cours de couture, de coupe, de repassage pour des jeunes filles et des jeunes femmes à partir de 14 ans correspondant à un apprentissage.

L’aide sociale s’organisant, l’établissement reçoit en 1956 une reconnaissance légale » par décret du Conseil d’Etat au titre du Ministère de l’intérieur (JO du 04/07/1956) pour :
- L’œuvre de rééducation des sourdes-muettes (enfants et adolescents)
- La maison de retraite : placement hospitalier pour adultes.
Cette « maison de retraite » est une section séparée de l’établissement scolaire pour les adultes dont la rééducation n’a pu être poursuivie en raison de déficiences liées ou non à la surdité. Ces personnes sont occupées à divers travaux manuels et bénéficient de l’Aide Sociale Hospitalière (loi du 14 juillet 1905). En 1960 la Congrégation achète une parcelle de terrain avec un pavillon, pour maintenir la surface exigée à l’époque par arrêté interministériel, ceci suite à l’expropriation d’une bande de terrain servant à l’élargissement du Chemin Départemental n° 74 (actuelle N 20).

Les agréments successifs (1959, 1970) ainsi que les conventions ont contribué à l’extension du nombre de personnes accueillies. Un rapport de synthèse des services de la section départementale des Aides Sociales des Hauts de Seine précise l’effectif de 65 personnes.
Pour différencier la prise en charge des enfants et des adultes, la Congrégation des Sœurs de ND du Calvaire crée deux associations en 1992.

● L’association Institut des Jeunes Sourds IJS gèrait l’Institut Médico Pédagogique, établissement ayant agrément pour recevoir 160 enfants et adolescents déficients auditifs, avec ou sans troubles associés.

● L’association Foyer Notre Dame FND gèrait le (ou les) foyers qui reçoivent des adultes polyhandicapés. La direction met en chantier à l’époque la reconstruction totale du foyer de vie pour répondre aux exigences de prise en charge et de sécurité. L’autorisation d’ouverture et l’habilitation concernant l’hébergement et la prise en charge de 70 résidants au titre de l’aide sociale sont notifiées par arrêté départemental n° 98-3612 du 29 juin 1998. L’organisation est totalement revue ; le personnel devient plus nombreux, se professionnalise et des formations sont mises en place pour améliorer les pratiques professionnelles. Le nombre de salariés s’accroissant, les « Œuvres sociales » au bénéfice des salariés deviennent un Comité d’Entreprise.

Un premier projet d’établissement est écrit par une équipe pluridisciplinaire en 1997/1998. Au fur et à mesure des modifications légales (loi sur les 35 heures, loi de 2002) il sera modifié et adapté.
Des groupes de résidants appelés « groupes de référence » sont créés pour mieux individualiser la prise en charge dans un cadre relationnel restreint. Le personnel s’informe et se coordonne pour proposer une prise en charge efficiente.

Ainsi, les évolutions et modifications du contexte historique, social et légal ont toujours été incorporées pour répondre au plus près aux besoins des résidants accueillis.
La loi de 2005 représente une avancée significative pour la reconnaissance de la personne handicapée, des capacités qu’elle peut développer dans un environnement favorable.
Nous sommes bien, là encore, enracinés dans la perspective fondatrice de l’établissement.

Le foyer autrefois



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